Réservoir cigarette électronique, le choisir pour le tirage serré
Deux millilitres, c’est peu. Ce petit volume, imposé en Europe, conditionne pourtant la façon de remplir, le chemin que prend le liquide jusqu’à la résistance et ce que l’on voit du niveau restant. Choisir un réservoir cigarette électronique pour le tirage serré demande donc de regarder bien au-delà de la contenance affichée, du côté de la forme du tube, de son matériau et de la manière dont il s’ouvre.
Quel réservoir cigarette électronique pour le tirage serré
En France, un réservoir cigarette électronique rechargeable ne dépasse pas 2 ml, et les fabricants déclinent souvent leurs clearomiseurs dans une version à cette contenance. Pour le tirage serré, quatre points départagent ensuite les modèles :
- une résistance logée en bas, que le liquide rejoint par simple gravité ;
- un remplissage par le haut qui tient le flacon à l’écart de la cheminée ;
- un tube qui laisse voir le niveau, pour remplir avant que les ouïes de la résistance ne se découvrent ;
- un tube remplaçable ou non, ce qui décide du sort du clearomiseur le jour où il se fêle.
Deux millilitres et un remplissage sans fuite, ce que fixe la directive
La directive 2014/40/UE encadre le réservoir à son article 20, paragraphe 3. Elle limite à 2 ml les cartouches et les réservoirs, à 10 ml les flacons de recharge de liquide nicotiné, et plafonne ce liquide à 20 mg/ml de nicotine.
Le même paragraphe demande que les cigarettes électroniques soient protégées contre le bris et les fuites, et munies d’un dispositif qui évite les fuites au remplissage. Les fiches des fabricants mettent elles aussi en avant l’étanchéité et la solidité, sous des formes variées.
JustFog signale un mécanisme anti-fuite sur l’orifice de remplissage du Q16 Pro. Innokin a ajouté un joint en silicone autour de l’orifice du Zenith II. Aspire équipe les trois tubes du Nautilus 3SR d’une armature métallique et parle d’une durabilité accrue.
Pour les fabricants, le plafond se traduit souvent par deux versions d’un même clearomiseur. Le Zenith II est annoncé en 5,5 ml ou en 2 ml, le Nautilus 3SR en 4 ml standard ou en 2 ml, et le Q16 Pro se contente de 1,9 ml.
La forme du réservoir et le chemin du liquide
Dans un clearomiseur de tirage serré, le réservoir n’est pas un simple bidon. Sa forme décide de la façon dont le liquide rejoint la résistance, de la place laissée à l’air et de la lisibilité du niveau.
Une résistance alimentée par le bas
Sur le Q16 Pro comme sur le Zenith II, la résistance se loge au fond du réservoir, qu’il s’agisse de l’« OCC Bottom Coil » de JustFog ou de la Z Coil vissée dans la base chez Innokin. Le liquide descend vers les ouïes par son propre poids, et la mèche reste alimentée tant que le niveau les couvre. Une fois les ouïes découvertes, le coton s’assèche et le goût tourne au brûlé.
Une poche d’air sous le capot
Aspire conseille de ne jamais remplir jusqu’au bord. Le petit volume d’air laissé en haut crée une dépression qui aide à retenir le liquide en place, et limite ainsi les fuites par les arrivées d’air. Rempli à ras, un réservoir perd ce coussin d’air.
Hauteur de liquide et lecture du niveau
À volume égal, la hauteur de liquide dépend de la section du tube. Dans un tube intérieur de 12 mm de diamètre, 2 ml occupent 17,7 mm de hauteur, contre 9,9 mm dans un tube de 16 mm. Chaque dixième de millilitre consommé fait baisser le niveau de 0,88 mm dans le premier cas et de 0,50 mm dans le second.
Ces diamètres sont des exemples, les fabricants ne publiant pas les cotes intérieures de leurs tubes, et la cheminée centrale retire encore un peu de section. Le principe reste utile à l’achat. Un tube étroit rend la baisse du niveau plus visible, et aide à remplir avant que les ouïes ne se découvrent.
Verre, métal ou plastique, ce que disent les fiches
Les fiches officielles de quatre clearomiseurs de tirage serré suffisent à montrer la variété des choix. Aucune ne mentionne de tube en plastique.
| Clearomiseur | Contenance annoncée | Tube | Ouverture du remplissage |
|---|---|---|---|
| JustFog Q16 Pro | 1,9 ml | pyrex, non remplaçable | capot dévissé, deux trous latéraux |
| Innokin Zenith II | 2 ml ou 5,5 ml | verre remplaçable | capot tournant |
| Aspire Nautilus 3SR | 2 ml ou 4 ml | trois tubes interchangeables à armature métallique | capot qui s’ouvre d’une pression |
| Aspire Nautilus 3S | 3,75 ml ou 4 ml | métal en nid d’abeille, tube en verre en plus | capot coulissant |
Le verre laisse voir le niveau, mais il craint les chocs. Aspire rappelle qu’un réservoir tombé peut présenter des fissures sur son tube en verre, et qu’il faut alors aussi vérifier que le tube reste bien serré sur sa base. L’armature métallique du 3SR répond à ce risque sans masquer entièrement le liquide.
Remplir sans perdre le goût, capot par capot
Chaque système d’ouverture a son geste, et presque tous visent le même but, amener le liquide dans le réservoir sans passer par la cheminée. Le liquide qui y tombe noie la résistance et finit par ressortir, par l’embout ou par les arrivées d’air.
Sur le Q16 Pro, on dévisse le capot et l’on verse par les deux trous latéraux, jamais par l’orifice central. Le Zenith II se remplit en tournant son capot, que la notice demande de ne pas laisser ouvert plus longtemps que nécessaire. Le Nautilus 3S fait coulisser le sien, le 3SR s’ouvre d’une simple pression.
Aspire recommande aussi de fermer les arrivées d’air avant d’ouvrir le capot, puis de refermer le capot avant de rouvrir l’air. Le principe se transpose aux autres réservoirs remplis par le haut et dotés d’arrivées d’air en bas, puisque l’air ne peut alors plus pousser le liquide vers le bas pendant que le réservoir est ouvert.
Réservoir cigarette électronique de rechange, ce qui se remplace
Le tube est la pièce la plus exposée d’un clearomiseur, et les fabricants ne font pas tous le même choix à son sujet. Avant d’acheter, mieux vaut savoir ce qui se change séparément.
JustFog précise que le tube en verre du Q16 Pro n’est pas remplaçable. Un verre fêlé impose de changer le clearomiseur entier, que le fabricant a d’ailleurs notifié comme un produit distinct. Innokin a fait l’inverse sur le Zenith II, en renonçant à la coupure automatique du liquide pour rendre le verre remplaçable, un compromis détaillé dans notre guide de l’Innokin Zenith 2 et de ses Z Coils.
Chez Aspire, le tube devient un élément à choisir. Le 3SR propose trois tubes interchangeables, le 3S un tube métallique et un tube en verre. Ce second tube porte le 3S à 4 ml, au-dessus du plafond de 2 ml, un point à vérifier avant d’installer un tube de rechange plus grand que l’original.
FAQ
Cinq questions de plus, posées au moment de remplir ou de changer une pièce.
Que signifie « version TPD » sur un réservoir ?
TPD est l’abréviation anglaise de la directive européenne sur les produits du tabac. Une version TPD est la déclinaison d’un clearomiseur ramenée à 2 ml, comme le Nautilus 3SR qu’Aspire propose en 4 ml standard et en 2 ml pour les marchés qui limitent le volume.
Faut-il vider le réservoir avant de changer la résistance ?
Cela dépend du modèle. Le Nautilus 3S dispose d’une valve qui coupe l’arrivée de liquide vers la chambre de la résistance pendant le changement. Le Zenith II n’en a plus, et le réservoir du Q16 Pro se sépare de la base où reste la résistance, deux cas où mieux vaut intervenir réservoir presque vide.
Combien de temps attendre après avoir rempli ?
Aspire conseille de laisser reposer le réservoir environ cinq minutes après le remplissage, le temps que la résistance s’imbibe. Le délai compte surtout avec une résistance neuve, dont le coton est encore sec.
Pourquoi trouve-t-on du liquide autour du capot ?
Le plus souvent, c’est de la condensation. Aspire explique qu’une partie de la vapeur se dépose sur la zone de remplissage et sur l’embout, où elle peut provoquer des projections. Un nettoyage régulier de ces deux zones suffit.
Peut-on ranger un clearomiseur couché ?
Mieux vaut l’éviter. Aspire explique qu’un réservoir laissé à plat, surtout à moitié vide, peut fuir par les arrivées d’air, les ouïes de la résistance n’étant plus couvertes. Rangé debout, il garde le liquide au-dessus de la résistance.
Un réservoir cigarette électronique se choisit par les gestes
Deux millilitres ne laissent pas de place à l’approximation. Une résistance alimentée par le bas, un remplissage qui évite la cheminée, un niveau lisible et un tube dont on connaît le sort en cas de casse comptent davantage, en tirage serré, qu’un chiffre de contenance, plafonné de toute façon.
Les fiches des fabricants donnent l’essentiel, à condition de les lire au-delà de la première ligne. C’est en regardant la forme, le matériau et l’ouverture que l’on choisit un réservoir cigarette électronique fait pour le goût.
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L’Alcôve Feutrée s’adresse aux seuls lecteurs majeurs. Les produits du vapotage contiennent le plus souvent de la nicotine, une substance qui crée une dépendance. Ce texte décrit du matériel et ne constitue pas une recommandation d’achat.